APPLICATIONS SECTEUR DECHETS
PARTAGE D'EXPERIENCE / TEMOIGNAGES
Comment ai-je fait ? Qu'est ce que je ne referai pas ? Comment obtenir des aides de financement ? Quelles sont les difficultés rencontrés ? Les prescripteurs de réalisations viennent partager avec vous leurs parcours, leurs projets.
Une sélection de projets régionaux exemplaires et duplicables seront mis en valeur sur le salon.
Exemple d'application
Les technologies d'extractions, de séparations et les travaux de R&D hautement qualitatifs et innovants dans le domaine du recyclage sont nombreux en Nord-Pas de Calais.
Certaines entreprises ont mis au point une technologie d'extraction de l'indium qui se trouve dans le minerai du zinc, pendant que d'autres développent des process de recyclage des métaux des cartes électroniques riches.
D'autres encore créent aujourd'hui des routes ou du mobilier urbain à partir de sédiments de dragage et fluviaux.
exemplarités
Projet n°1 : Valorisation métallurgique des boues d’usinage
Chaque année près de 50 000 tonnes de boues d'usinage sont produites de manière diffuse sur tout le territoire national par les entreprises de la mécanique. En 2012, seuls 20 % du gisement de ces boues étaient revalorisés, alors qu'elles ont un fort potentiel de valorisation matière dans les industries pyrométallurgiques et leur élimination représente un coût non négligeable pour les industries de la mécanique.
Le projet VALBOM est donc né de la nécessité pour les industries mécaniques de valoriser leurs boues d'usinage en tant que nouvelle matière première pour les aciéristes et fondeurs.
Le projet VALBOM s’est articulé autour d’une démarche innovante consistant à coupler faisabilité technologique, analyse environnementale et étude des scénarios d’usage et modèles économiques et organisationnels de la filière.
- Faisabilité technologique : levée des verrous technologiques actuels concernant le briquetage ; et validation de la pertinence technique de la filière de valorisation à travers des essais de briquetage des boues et de fusion des briquettes en aciéries et fonderies.
- Analyse environnementale : mesure de rejets sur site et réalisation d’une Analyse en Cycle de Vie comparative afin de positionner la filière VALBOM en regard des filières déjà existantes.
- Étude des scénarios d’usage et des modèles économiques et organisationnels : détermination et choix des modèles de fonctionnement (vente direct, produit/service…), qui favoriserait le succès de la filière, notamment par des audits des besoins des différents acteurs ainsi que l’étude et le choix des modèles de fonctionnement pertinents pour tous.

Ces différents travaux, et plus globalement le projet VALBOM, ont donc permis de structurer une filière pérenne de valorisation métallurgique des boues d’usinage sous forme de briquettes, de garantir la traçabilité et la qualité de ces dernières et d'élaborer les modèles économiques et organisationnels pertinents.
Projet n°2 : Méthodes innovantes de déshydratation des boues industrielles et urbaines : DesHyBou

Beaucoup d’entreprises dans des domaines différents tels que le génie civil, l’agroalimentaire, le dragage, le traitement des eaux… produisent chaque année d’importants volumes de boues qui peuvent être minérales et/ou organiques.
La maîtrise de l’épuration et de la déshydratation de ces boues représente un potentiel majeur dès le début du cycle de vie des systèmes industriels et urbains. Ces boues sont parfois très difficiles à déshydrater. Par conséquent, les additifs chimiques (coagulant-floculant) sont utilisés pour améliorer leur filtrabilité. Il en résulte une potentielle contamination des eaux filtrés et des gâteaux de filtration.
L’objectif du projet DésHyBou est de concevoir, de mettre en œuvre et de caractériser des procédés de déshydratation dans lesquelles l’utilisation d’agents chimiques contaminants l’environnement est remplacée par un traitement physique lié au champ électrique. Il est prévu dans ce projet de faire une étude complète du procédé d’électrodéshydratation :
- Influence de la nature physico-chimique de la boue
- Matériaux à utiliser en tant que média filtrant et qu’électrode
- Paramètres opératoires concernant les cinétiques de séparation
- Efficacité énergétique.
Ces tâches visent un transfert des technologies de l’électrofiltration à l’échelle industrielle.
Enjeux :
- Mettre en œuvre un procédé innovant de déshydratation dans lequel l’utilisation d’agents chimiques est remplacée par application d’un champ électrique (électro-déshydratation)
- Confirmer la pertinence économique et écologique de la technologie développée grâce à son transfert sur un pilote semi industriel
Développer des toiles filtrantes destinées à l’utilisation pour l’électro-déshydratation sur filtre presse et possédant des propriétés uniques : rétention des fines particules + durabilité mécanique + résistance électrique faible/conductivité électrique élevée
Projet n°3 : Unité de production de matières premières secondaires
Dès sa création, en 2007, le SYMEVAD a entrepris un programme ambitieux et moderne de renouvellement complet des outils de traitement du territoire. La première démarche a concerné la mise en œuvre d’une politique volontaire de réduction des quantités de déchets à traiter. Celle-ci s’appuie également sur le développement de ressourceries permettant de développer le réemploi.
Les nouveaux outils de traitement que sont le Centre de tri des emballages, les ressourceries, le Centre de Valorisation des déchets verts et l’unité de Tri Valorisation Matière et Energie (TVME) ont pour objectif prioritaire la valorisation matière et organique, puis la valorisation énergétique optimisée. L’enfouissement ne concernera plus que les déchets strictement ultimes (10 % des déchets collectés).

L’ensemble de ce dispositif représente, pour le SYMEVAD, plus de 80 millions d’€ d’investissement entre 2010 et 2017, sur des procédés novateurs aux ambitions environnementales inégalées. L’usine la plus représentative de cette politique exemplaire est le TVME. En effet, le SYMEVAD a fait le choix d’une technologie unique en France et développée en Allemagne depuis 2006. Ici, on ne parle plus d’usine de traitement de déchets mais d’une unité de production de matières premières secondaires.
Cette unité de traitement de 100 000 tonnes par an, située à proximité de la plate-forme multimodale Delta3, le long de l’autoroute A1, entrera en service en octobre 2015. Les concepteurs sont partis d’un postulat : les déchets ménagers résiduels qui échappent au tri sélectif réalisé par le particulier recèlent encore un vrai potentiel de matières et d’énergie qu’il “suffit” d’extraire.
Ainsi au fil de plusieurs étapes, les déchets ménagers entrés dans cette usine de valorisation en sortent sous la forme de bio-méthane réinjecté au réseau public de distribution, de produits recyclables ou de combustibles de substitution destinés à alimenter en énergie les industries cimentières.
Projet n°4 : La réutilisation des emballages en verre

Une nouvelle façon de collecter les emballages en verre pour plus d’efficacité et une diminution des coûts pour la collectivité
Pour recréer une filière de lavage et l’alimenter en bouteilles lavables, le programme Boréal a conçu des kiosques de reprise des emballages en verre. Installés dans des endroits stratégiques (parking public ou grande surface) ils collectent tous les emballages en verre, bocaux compris. Le fonctionnement est simple. Le consommateur dépose ses bouteilles et ses bocaux en verre dans une machine automatique, qui les trie en deux flux : le verre à usage unique (verre perdu) et le verre réutilisable (verre lavable). A la fin, le consommateur se voit créditer une somme forfaitaire qu’il pourra utiliser dans un magasin partenaire (bons d’achat ou points de fidélité) ou pour faire un don à une association.
Le verre lavé est 1,5 à 5 fois moins impactant (jusqu’à 80 % de gaz à effet de serre en moins) que le verre à usage unique ! C’est un nouveau modèle économique qui permet d’alimenter les filières industrielles de réutilisation du verre et de développer l’emploi local.

Siaved, Syndicat Inter Arrondissement pour la valorisation et l'élimination des déchets basé à Douchy les mines
Depuis 10 ans le SIAVED s’engage dans une politique énergétique forte en faveur du développement durable avec son projet ambitieux de cogénération.
En 2005, le syndicat débute par la mise en place de la production d’électricité en incinérant les déchets ménagers et hospitaliers. 36 000 MWh sont ainsi envoyés au réseau ErDF chaque année. En 2014, les déchets ménagers comme source d’énergie pour un réseau de chauffage urbain : le centre de valorisation énergétique de Douchy-les-Mines est le premier en Nord-Pas de Calais à le réaliser en chauffant 1500 logements.
En 2015, le SIAVED poursuit son action avec la valorisation de la chaleur fatale et la création d’un réseau de chaleur basse température qui alimentera prochainement en énergie plusieurs projets : serres agricoles, unité de fabrication de pellets de bois, aquaculture…
Ouverture dans :
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BATIMENT TERTIAIRE
Retour d'expériences sur le projet de l'Immeuble "Château bleu" situé à Wasquehal. La très basse consommation à coûts maîtrisés pour un bâtiment de 2678m²














